La Corée s'invite à l'EHTP de Casablanca 



«Corée, un modèle de succès économique» a été le thème de la journée « Soul of Seoul» qui s'est déroulée à l'Ecole Hassania des Travaux Publics le 23 avril dernier. Réalisé dans le cadre du module intitulé «Projet d'initiative personnelle» et intégré dans le processus de formation des élèves de l'EHTP, ce programme a pour but le développement de l'esprit d'initiative et la créativité de ses bénéficiaires. Ainsi, l'objectif de cette journée d'échange, à la fois économique et culturel entre le Maroc et la Corée du Sud a été de tenter d'amener une explication à son ascension économique fulgurante de ce pays.
Considérée comme l'un des 4 dragons asiatiques et 12e puissance mondiale, la Corée a connu une très rapide intégration économique à l'échelle mondiale et est dotée d'une croissance qui semble inébranlable (plus 8% par an depuis 30 ans).
Cette évolution accélérée vient notamment de l'aide gouvernementale, qui, souvent au dépend de son marché intérieur, a très largement incité ses entreprises à l'exportation dans les années 60/70, amenant une forte accumulation de capital. La Corée passe alors du stade d'un pays atelier à celui d'un pays focalisé sur la recherche et le développement (via l'éducation) et sur son industrie lourde. Lors de cette journée d'échange étaient présents l'ambassadeur de la Répulique de Corée au Maroc, Jai-Chul Choi, Nabigha Hajji, ingénieur d'Etat et titulaire d'un master en économie coréenne, ainsi que Abderrahim Boukhari, représentant de l'école. Outre les débats, une pause dégustation de plats traditionnels coréens, des ateliers culturels, une exposition d'art et la projection d'un film coréen étaient aussi au programme.
 

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Les élèves de l'EHTP, employeurs citoyens de demain



L'amphithéâtre de l'Ecole Hassania des travaux publics (EHTP), a fait salle comble mercredi dernier.Manifestement intéressés par la thématique de l'engagement citoyen, les étudiants étaient nombreux à avoir fait le déplacement. «?L'engagement citoyen, c'est notre responsabilité envers notre pays, c'est rendre un peu à notre pays ce qu'il nous a donné », estime Ibtissam, une étudiante de deuxième année. Pour sa troisième édition, l'évènement s'est axé sur la thématique de l'employabilité, un sujet au cœur de l'actualité. Mais en l'absence du ministre de l'Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi, initialement prévu, le débat s'est focalisé sur les qualités personnelles nécessaires aux jeunes diplômés, plus que sur les nouvelles orientations de l'enseignement supérieur préalables.
Taux de chômage à 18 %
« Tous nos élèves trouvent un emploi au bout de 3 mois de recherche, mais ce problème se pose pour toute une génération au Maroc. Il convient donc de réfléchir ensemble à des solutions pour améliorer l'employabilité des jeunes diplômés, d'autant plus que nos élèves sont de futurs décideurs et employeurs », a souligné Adnane Boukamel, directeur de l'EHTP. Et pour cause, selon le Centre d'études sur la formation des ingénieurs, le taux de chômage des diplômés de l'enseignement supérieur s'élevait à 18?%en 2010 alors qu'à la même période, il se situait à 22?% en Tunisie et à 3.5% dans l'Union Européenne. Inadéquation entre offres et compétences Ces chiffres, Wafaa, une jeune venue témoigner de son parcours, en connaît l'aspect concret. Bien que dotée d'une licence, et après avoir fait longuement du porte-à- porte pour déposer ses CV, elle se faisait recaler aux entretiens où on lui reprochait son « manque d'expérience ». Une réflexion bien connue des jeunes diplômés. Pour Nawfal Fassi-Fihri, directeur général de la Fondation EFE, une ONG qui propose des formations pour trouver un emploi durable, la clé de la réussite est l'adaptabilité?: «?Aujourd'hui, il y a une inadéquation entre les offres d'emploi et les compétences des jeunes, mais plus du côté comportemental que technique ?». En proposant des formations, l'EFE entend réajuster le tir en réadaptant les compétences des jeunes à la demande. Bien que réajustable, cette inadéquation entre formation et emploi met en relief les failles des institutions d'enseignement. « Malheureusement, dans la plupart des institutions de formation aujourd'hui, on organise des formations en fonction des compétences des enseignants de l'institution et non pas en fonction des besoins du monde professionnel ?», déplore Adnane Boukamel. Une erreur de base dans la conception de l'enseignement, qui plombe aujourd'hui de nombreux jeunes, lancés dans la course à l'emploi.

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